Notre Conseil :

S’il est exact qu’œuvres vives et zones de marnage des coques alu se révèlent aujourd’hui –pollution aidant – très exposées aux risques d’électrolyse, on peut néanmoins les protéger efficacement et à peu de frais, moyennant quelques précautions :
1. En choisissant des pendanodes zinc de qualité, dont on brossera régulièrement la surface active sur laquelle se déposent fouling et autres concrétions parasites (opération à effectuer une fois par mois en moyenne).

2. En désoxydant soigneusement les contacts câbles-coque exposés à l’ambiance saline oxygénée (opération à effectuer tous les deux mois en moyenne).

  • sans omettre de vérifier – à l’aide d’un contrôleur universel – le maintien du zéro résistance entre zinc et alu.

3. En coupant systématiquement – par précaution – tous circuits électriques inutilisés au sein des ports et marinas (interrupteurs bipolaires desservant les circuits dits à risques, le moteur et les feux extérieurs étant les principaux).

4. En privilégiant les systèmes anti-salissures anodiques (ex. zinc) ou à défaut neutres (ex. biocides) ou bien en jouant la carte des anti-adhérents (ex. teflon, qui en fait, ne sont pas des antifoulings !)

  • Prudence en revanche, avec certains antifoulings alu – efficaces certes – mais trop chargés en thiocyanates de cuivre.
  • Leur cathodicité impose des précautions supplémentaires (davantage de sous-couches isolantes et totale équipotentialisation des surfaces).

5. Il faut se méfier de certains environnements cathodiques douteux (relativement faciles à détecter) et des ports très fermés d’où sont libérés à la surface des eaux, les résidus d’oxyde de cuivre issus de l’usure des antifoulings pour polyester.

6. Et surtout ne confondez jamais : équipotentialisation des surfaces en reliant les masses métalliques entre elles (toujours bénéfique) et mise à la masse du négatif du circuit électrique (particulièrement catastrophique !…)

Patrice PASSINGE – META Chantier Naval