L’histoire du chantier |  Héritage Technique IndéniableL’histoire du Strongall

1952

Jean FRICAUD, métallurgiste autodidacte, se construit – à titre privé – un motor-sailer acier de 11 mètres. Ainsi naît « SAINTE MARTHE » en ses ateliers de CHAUFFAILLES (Saône et Loire), à 50 kms de TARARE.

A la même époque, son fils aîné Joseph, âgé de 13 ans ronge son frein – il n’a qu’une hâte : quitter au plus vite l’école afin d’entrer en apprentissage, car il ne rêve que d’automobiles, de dessin et de mécanique – avec la bénédiction paternelle, il réalise son rêve.

1956

Les ateliers de Jean FRICAUD sont, cette année là, en pleine effervescence : une ligne de construction de pelles hydrauliques se met en place et une aventure industrielle hors du commun se profile à CHAUFFAILLES.

A la même époque, Joseph termine son apprentissage de mécanicien à LYON. Il pourra bientôt compléter sa formation au sein de divers ateliers régionaux de chaudronnerie afin d’enrichir son bagage technique, car il espère « un coup de main » de son père Jean afin de pouvoir pratiquer – et au plus vite – la métallurgie à son propre compte.

1961

Jean FRICAUD est approché par Bernard MOITESSIER, pour lequel il accepte – en bon mécène – de construire la coque acier de JOSHUA, toujours en ses ateliers de construction de pelles hydrauliques à CHAUFFAILLES.

A la même période, Joseph, aidé par son père Jean, s’installe sous l’enseigne META, toujours à CHAUFFAILLES. Il devient sous-traitant de l’entreprise paternelle – rien à voir avec les bateaux.

1962

Jean FRICAUD a épuisé, à CHAUFFAILLES, toutes les possibilités d’extension de son entreprise de construction de pelles hydrauliques et implante un atelier supplémentaire à TARARE.

A la même période, META, toujours à CHAUFFAILLES, amorce une diversification et trouve de nouveaux clients (constructeurs régionaux de matériel T.P. entre autres).

1963

Coup de théâtre : Jean FRICAUD saisit l’opportunité de sa vie ; il vend son affaire de construction de pelles hydrauliques – une entreprise en pleine santé – à un groupe industriel ; il va enfin pouvoir se consacrer à plein temps à la pêche au gros à bord de « NADINE », une vedette acier qu’il vient de construire, toujours en ses ateliers de CHAUFFAILLES. Seule ombre au tableau, l’acquéreur de Jean FRICAUD n’est pas séduit par une extension à TARARE : que faire dans cet atelier qui vient juste d’être achevé ? Tu devrais y construire des bateaux acier dit alors Jean à son fils Joseph – je sens l’émergence d’un marché !…

Joseph obéit et quitte son petit atelier de CHAUFFAILLES, transfère ses machines – outils à TARARE en gardant sa clientèle, car il craint que la construction des bateaux ne reste qu’une activité marginale. Le destin précipite les évènements : grâce à la publicité engendrée par les exploits de Bernard MOITESSIER, META devient à TARARE un chantier naval à part entière.

1977

Après avoir construit plus de 70 JOSHUAS, plus de 30 DAMIENS II et bien d’autres coques acier, Joseph lance un gros pavé dans la mare, lâchant l’acier au bénéfice du STRONGALL®, qu’il vient de breveter. (STRONGALL® = alu très épais en peau porteuse).

A la même époque, la jeune filiale PROMETA – dirigée par François FEVRE – lâche également l’acier au bénéfice du STRONGALL®.

1984

En Octobre, Patrice PASSINGE entre à META à 17 ans, en qualité de métallier, sous le contrôle d’André RAVATIER, chef d’atelier de META.

Joseph suit avec attention les efforts de Patrice, qui très vite, s’avère malgré son jeune age, un compagnon hors pair.

1998

Patrice va remplacer André RAVATIER qui prend une légitime retraite, après une excellente carrière à META. Joseph prend de l’âge et divers acquéreurs se manifestent avec le même objectif : grossir l’entreprise !… Prudent, ce dernier pense qu’il est plus sage de la transmettre à Patrice, qui dispose d’un solide bagage et d’une excellente culture du milieu.

2004

Dans le cadre de la proche transmission de Joseph à Patrice, ce dernier devient co-gérant de META avec Joseph, pour l’exercice 2004-2005.

2005

Le 30 Septembre, Joseph cède définitivement à Patrice, lequel reprend l’ensemble des activités de l’affaire sous l’enseigne META Chantier Naval, spécialiste du « STRONGALL® ».